Société. « À Séoul, 99 % des personnes portent le masque. Et ils le vivent bien. Pourquoi serions-nous différents ? »

Port du masque : l’exemple coréen
Je vous avais envoyé un courrier électronique, au début de la pandémie, pour comparer la gestion de la crise en France et en Corée du Sud, où vit ma fille.

Et maintenant, je me pose une question. Nous avons à juste titre critiqué le gouvernement car il y avait un manque de masques, même et surtout pour les soignants. Aujourd’hui, nous avons tous accès aux masques et quand vous regardez la télévision, ou si vous allez dans un magasin, les masques ont disparu.

Le virus, lui, est toujours là. Étant une personne à risques, je sors très peu. Et en plus, ma maman vit chez nous et elle est, aussi, une personne à risques. Donc, pour moi, porter un masque n’est pas une contrainte, mais un acte de civisme envers les personnes fragiles. Pourquoi, à partir du moment où il n’y a pas d’obligation, nous ne faisons pas ce qui est demandé ?

En Corée, ma fille est allée à Séoul, où 99 % des personnes portent le masque. Ils le vivent bien. En hiver, s’ils sont enrhumés, ils portent un masque par respect pour les autres. Pourquoi serions-nous différents ?

C’est, hélas, une des seules façons de faire pour que le virus cesse de circuler. Donc, dès que nous sommes dans un lieu fermé, mettons le masque. Merci pour toutes les vies que ce petit geste aura permis de sauver.

Ouest-France / Courrier des lecteurs