L’exoplanète la plus proche de nous est semblable à la Terre

Découverte il y a quatre ans, la plus proche exoplanète de la Terre est fort semblable à cette dernière. Ce n’est pas pour autant qu’elle est favorable à la vie.

Vue d’artiste de la surface de Proxima b, la planète la plus proche du Soleil.

La découverte de l’exoplanète Proxima b avait, en août 2016, suscité l’enthousiasme de la communauté scientifique. Elle présentait le double intérêt d’orbiter autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche de notre système solaire et en plus d’être située dans la zone habitable de ce système. C’est-à-dire qu’elle reçoit assez d’énergie pour que l’eau, si sa surface en abrite, puisse demeurer à l’état liquide. Un élément indispensable (mais pas suffisant) pour espérer y trouver une forme de vie telle que nous la connaissons. Une nouvelle étude réalisée par le spectrographe le plus puissant du monde affine les connaissances sur ce monde scruté comme jamais.
Toute proche de son étoile

Proxima b orbite autour de Proxima du Centaure qui est l’étoile la plus proche du Soleil, situé à seulement 4,25 années-lumière de ce dernier. C’est également l’étoile la plus étudiée du ciel et la découverte d’une planète tournant autour d’elle constituait un petit évènement. Proxima b a été repérée grâce au « chercheur de planètes » « HARPS », et au spectrographe « UVES », tous deux basés au Chili, par des astrophysiciens de l’Université de Genève. Ils ont utilisé pour ce faire la méthode des vitesses radiales qui consiste à repérer, à l’aide de mesures Doppler, les micro-changements dans la position d’une étoile, consécutifs à la force de gravitation qu’exerce sur elle une planète gravitant autour. Et ce, malgré le fait que l’étoile soit des centaines de fois plus grosse que la planète.

Des scientifiques de la même université, qui sont apparemment de grands amateurs de café au vu du nom de leurs différents instruments, ont à nouveau scruté l’étoile avec le tout dernier spectrographe ESPRESSO (Echelle SPectrograph for Rocky Exoplanets and Stable Spectroscopic Observations), installé sur le Très grand télescope de l’ESO, au Chili. L’instrument est 3 fois plus puissant que ses prédécesseurs. Les nouvelles mesures, qui feront l’objet d’une publication dans la revue Astronomy and Astrophysics, ont tout d’abord permis de confirmer que la planète existait bel et bien : elle a une masse de 1,17 fois celle de la Terre contre une estimation qui était auparavant de 1,30 masse terrestre. Elle est également située toute proche de son étoile dont elle fait le tour en seulement 11,2 jours.

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