Le témoignage glaçant d’une femme malgache qui a avorté 8 fois clandestinement

A Madagascar, l’avortement est formellement interdit par la loi. De ce fait, beaucoup de femmes y ont recours de manière clandestine, ce qui est extrêmement dangereux pour leur santé. Le témoignage de Volatiana, une femme malgache de condition très modeste, en atteste (voir reportage).

Femme de ménage de profession, elle avoue avoir avorté 8 fois, dont un bébé arrivé à 7 mois de grossesse qu’elle a dû étouffer dans un sachet avant de l’enterrer dans un jardin. Selon elle, ces grossesses sont la conséquence de viols par son mari alcoolique et violent. Elle évoque aussi les difficultés qu’elle rencontre pour avoir accès aux moyens de contraception.

Ce témoignage extrêmement douloureux de cette femme devrait amener les pouvoirs publics à réfléchir à légaliser l’avortement à Madagascar, tout en encadrant le délai limite pour pouvoir avorter après la date des dernières règles. L’accès aux moyens de contraception devrait aussi être adapté à leur situation de précarité extrême.

A Madagascar, un pays majoritairement chrétien où le pape François est attendu vendredi prochain, l’avortement est illégal, y compris en cas de viol, et passible de dix ans de prison.