«Il n’y a pas un seul virus. Nous, on a détecté sept mutants qui ont circulé», a indiqué le chercheur marseillais. Selon lui, «ce n’est probablement pas une mauvaise nouvelle».


Le professeur Didier Raoult, figure controversée de la lutte contre le coronavirus en France, a évoqué ce mercredi 9 septembre sur Radio Classique, partenaire du Figaro, la possibilité d’une «surmutation» du Covid-19, ce qui n’est «probablement pas une mauvaise nouvelle».

À l’IHU Méditerranée Infection, «on a beaucoup plus de données que n’importe qui au monde. Et depuis juillet, et l’apparition de ce deuxième acte», les équipes du chercheur marseillais ont constaté une «surmutation, ce qui n’est probablement pas une mauvaise nouvelle». «Il n’y a pas un seul virus. Nous, on a détecté sept mutants qui ont circulé», a indiqué le professeur. «Les mutations que nous voyons sont associés avec la dégradation des organismes (du virus). Quand ça se passe, c’est que ça va mal pour la bestiole», a-t-il précisé.

Fin août, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré que rien ne permettait de prouver une mutation du virus. «Je peux comprendre l’espoir nourri par certains experts d’un virus moins dangereux, mais aucun argument scientifique ne vient étayer cette théorie, hélas», expliquait-il.

Pas de situation «dramatique» à Marseille

Interrogé sur la dégradation de la situation sanitaire à Marseille, le spécialiste a balayé toute situation «dramatique». «Il y a toujours des gens au bord de la crise de nerf, mais on n’est ni désespérés ni affolés. Pour moi, la situation n’est pas dramatique, mais la définition du drame n’est pas la même pour tout le monde.» Il a cependant concédé qu’il y avait des «problèmes de réorganisation» à résoudre. «S’il y a des volontaires comme lors du premier épisode, on sera content.»

Enfin, Didier Raoult a salué le raccourcissement probable de la période de quatorzaine, qui devrait être formellement réduite à sept jours lors du prochain conseil de défense : «Je suis content qu’on arrive à sept jours, qui est la période d’incubation maximale réellement connue de cette maladie.» «Je dis depuis février que cette quatorzaine n’est basée sur aucun fait scientifique. C’est un progrès. Lors de la période d’incubation, il n’y a pas de virus détectable, et on ne peut donc pas être contagieux», a-t-il finalement assuré.

www.lefigaro.fr