Du dioxyde de titane dans les bonbons ?

José Bové a lancé un appel au boycott à cause d’un produit au nom peu appétissant : le dioxyde de titane, possiblement cancérigène. José Bové affirme qu’il entre dans la composition de nombreux produits alimentaires. Et c’est vrai.

Du dioxyde de titane dans les bonbons

Vrai

Tous les bonbons n’en contiennent pas. Mais dans le domaine alimentaire, le dioxyde de titane est utilisé dans des bonbons, des chewing-gums, des pâtisseries et aussi dans des produits de santé comme des médicaments et du dentifrice. Il sert de colorant blanc pour améliorer l’aspect du produit. Question de marketing donc importante pour vendre.

Il ne s’inscrit pas sous ce nom là sur les tubes et les paquets. Il faut chercher son code : E 171. Pour les confiseries, il s’agit de nanoparticules, c’est à dire ultra fines. C’est donc un colorant très massivement utilisé : 70% de la production mondiale de pigments nous dit l’Institut national de recherche et de sécurité. Donc de gros intérêts économiques en jeu.

Principe de précaution ?

Le dioxyde de titane a été classé comme possiblement cancérigène pour l’homme en 2006 par le Centre international de recherche sur le cancer. Le centre ne dit donc pas que le produit est dangereux, mais qu’il existe un soupçon et les quelques études réalisées sont insuffisantes pour le lever ou le confirmer. En 2011, une étude franco-suisse conclut que les nanoparticules de dioxyde de titane peuvent être cancérigène mais par inhalation. Les données manquent encore sur les conséquences de l’absorption ce ne sont pas les mêmes organes qui sont touchés.

C’est donc à nouveau la question du principe de précaution qui est posée certains comparent la situation à l’amiante. Aux Etats-Unis, la maison mère des fameux Donkin Donuts a décidé de se passer de cette substance dans l’enrobage blanc immaculé de ses gâteaux tout ronds.

Sources :

La toxicité des nanoparticules de titane : étude de l’université Paris-VII
Synthèse de l’Institut national de recherche et de sécurité
Site spécialisé sur la présence de nanoparticules dans notre environnement : Veillenanos.fr