ENQUÊTE – Près de l’ancien site d’AZF, quatre lacs artificiels sont remplis d’immenses quantités de nitrocellulose. Les explosions de Beyrouth ont sorti le sujet des limbes. Le Figaro a pu observer de près ce site appartenant au ministère des Armées.

À Toulouse, 5000 tonnes de substances explosives dorment depuis cent ans au fond de lacs

Qui pourrait se douter que, derrière le parking de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole, se cachent quatre lacs artificiels remplis de 5000 tonnes de nitrocellulose ? La nitrocellulose étant classée dans la catégorie des poudres dont la puissance est équivalente au TNT. Plus étrange encore, ces étendues d’eau sont entourées d’un vaste bois laissé à l’état sauvage. Navettes, bus et voitures côtoient ainsi, seulement séparés par un grillage vert, une faune et une flore ravies d’évoluer dans un habitat déserté par l’homme.

Construit sur les ruines de l’usine AZF – détruite par l’explosion de 300 tonnes de nitrate d’ammonium en 2001 causant la mort de 31 personnes et en blessant plus de 2000 autres – l’Oncopole se trouve ainsi à environ un kilomètre des ballastières de Braqueville, nom donné à ces quatre lacs artificiels créés pendant la Première Guerre mondiale. À l’époque, la Poudrerie nationale, implantée dans la zone, tourne à plein régime jusqu’à produire 320.000

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