5 projets d’ingénierie chinoise dignes de la science-fiction

Le régime chinois semble apprécier financer et sponsoriser des projets d’ingénierie ambitieux et largement médiatisés auprès de la population. L’objectif : affermir la grandeur de la Chine, en lui donnant un rôle pionnier via la multiplication des accomplissements dans divers domaines. Sauf que la plupart du temps, ces projets sont simplement extravagants. Beaucoup de Chinois pensent que l’État ferait mieux de se concentrer sur des problèmes plus actuels, comme l’écart de richesse entre les plus aisés et les plus pauvres, ou encore la pollution qui gangrène les villes chinoises.

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Souvent mal conçus, même quand ils semblent partir sur de bonnes intentions, voici quelques uns des projets loufoques que la Chine a entamé ces dernières années. Reste à voir si l’un d’entre eux arrivera effectivement à terme. Ou si leur annonce relevait d’une propagande digne de l’Europe de l’Est durant la période de la course à l’armement, en pleine guerre froide.

1. Un sous-marin supersonique

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3D submarine under water front view

En avril 2014, des sources au sein de l’armée chinoise ont annoncé qu’un sous-marin capable de se déplacer à 9 817 km/h (6 1000mph la vitesse en mph semble incorrecte, mais une autre source donne une vitesse moyenne de 5800km/h) , c’est-à-dire capable de voyager entre Shangaï et San Fransisco en à peine 100 minutes. La technologie permettant à l’appareil d’obtenir une telle vitesse : la supercavitation, c’est-à-dire la vaporisation de l’eau située autour de l’objet en déplacement, dans le but de créer une bulle de vapeur d’eau, réduisant ainsi les forces de frictions entre l’objet et son milieu.

Mais d’autres ne sont pas aussi optimistes. Le physicien et experts en armes navales Norman Friedman, de l’Institut Naval des États-Unis (USNI), doute de la réalisation d’un tel navire. Par comparaison, la célèbre torpille supersonique Chkval, n’atteint qu’une vitesse de l’ordre de 370km/h (230 mph), et seulement sur une courte distance, en raison de contraintes structurelles. De plus, la supercavitation complique fortement la navigation, puisque le gouvernail percerait cette bulle de vapeur.

En bref, il est improbable de voir dans un futur proche un voyage  États-Unis/Chine en moins de deux heures.

2. Une gigantesque araignée armée

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(cjdby.net via Hongjian at China Defense Forum)

L’année dernière, les constructeurs d’armes chinois ont débattu avec l’armée chinoise au sujet d’une gigantesque araignée robotique, appelée « crab walker ». Cet hypothétique char/araignée ferait 5,49m de long (18 pieds), et serait doté d’un canon de 30mm. Il se déplacerait sur 11 jambes, dont 8 principales sur les côtés, deux auxiliaires à l’arrière lui permettant de se stabiliser lorsqu’il est en position de tir, et une auxiliaire stabilisatrice sur le devant de l’appareil. Contrairement au chars habituels, celui-ci serait capable de se déplacer sur des terrains montagneux. Le régime chinois envisage sérieusement de faire aboutir ce projet, et des ingénieurs de l’université de Technologie de Nanjing ont déjà publiés plusieurs rapports, étudiants la faisabilité d’un tel modèle.

3. Un hôtel en forme de raquette de tennis de table

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(screenshot via ifeng.com)

Dans un remarquable élan de créativité, la ville de Huainan a investi 290 millions de dollars (1.8 billion de yuan, soit 265 millions d’euros) pour construire une raquette de tennis de table, des balles de football américain, football, volley et basket. Mais ils seront suffisamment grands pour former un véritable complexe sportif olympique. La raquette de ping-pong serait un hôtel, la balle de football américain un stade, celle de football une salle de gymnastique publique, celle de volley une piscine et un centre de plongée, et enfin celle de basket un centre sportif.

D’après le « China Daily », média contrôlé par l’État, l’hôtel « Ping Pong Paddle » contiendrait des chambres arrondies, afin de simuler la texture d’une raquette de tennis de table, et le manche de la raquette serait en fait un poste d’observation.

4. Un chemin de fer de la Chine aux États-Unis

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Le train reliant Guangzhou à Pékin. (STR/AFP/Getty Images)

En mai 2009, un média d’état a évoqué un projet visant à relier par un train à grande vitesse la Chine aux États-Unis en passant par la Russie, l’Alaska et enfin le Canada. Le trajet couvrirait ces quelques 12 800 km (8 000 miles) en un peu moins de deux jours.

Les sceptiques  signalent des obstacles d’ingénierie au niveau construction d’un tunnel sous-marin entre la Russie et l’Alaska, ainsi que des coûts financiers conséquents. D’autant qu’il serait difficile pour ce train de concurrencer l’avion, qui n’accomplit le trajet qu’en quelques heures.

5. Un laser en orbite pour lutter contre la pollution

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Panneaux solaires d’une installation spatiale chinoise. Les autorités chinoises aimeraient en créer de beaucoup plus larges, pensant qu’elles pourraient renvoyer de l’énergie sous formes d’ondes ou de laser. (NASA)

Nouvelle idée des ingénieurs chinois : installer des panneaux solaires sur la Station spatiale internationale (ISS). La construction de tels modèles seraient à même de transférer l’énergie accumulée par laser ou micro-ondes jusqu’à la terre (NASA).

Fin mars dernier, l’agence de presse d’État Xinhua News a mentionné que des chercheurs chinois étaient affairés à la conception d’une centrale solaire dont le coût est estimé à 915 milliards d’euros. Bien que les autorités chinoises en parlent comme d’une centrale énergétique, quelques analystes expriment leurs craintes quant-au-fait qu’elle pourrait être utilisée comme une arme. Xinhua a décrit cette centrale solaire comme « équipée de gigantesques panneaux solaires » capables de « dissiper le nuage de pollution, éliminer les gaz à effet de serre, et de permettre de résoudre la crise énergétique ».

La conception de tels panneaux repose sur le constat qu’ils recevraient la lumière du Soleil en continue, contrairement aux panneaux solaires terrestres. Mais les ingénieurs auront alors à se pencher sur la création de panneaux solaires plus fins que ceux qui existent, et à l’heure actuelle, la Chine ne dispose pas encore de technologie lui permettant de renvoyer efficacement l’énergie sur Terre, que ce soit sous forme de micro-ondes ou de laser.

Source : epochtimes.fr